Guide pratique
La taxe de séjour à Lyon : combien, et qui la reverse
Elle est payée par vos voyageurs, mais c'est vous qui répondez de sa collecte. Voici ce qu'elle coûte à Lyon, ce qu'Airbnb fait à votre place, et ce qui reste sur votre bureau.
Mis à jour le 23 septembre 2026 · 3 min de lecture
Qui la perçoit
À Lyon, la taxe de séjour revient à la Métropole, et non à la Ville. Tout passe par son portail de télédéclaration, où l'on crée un compte par logement.
Le voyageur la paie, l'hébergeur la collecte et la reverse. Ce n'est donc jamais une charge pour vous : c'est une somme qui transite.
Combien, en 2026
Le montant dépend d'une seule chose : votre meublé est classé, ou il ne l'est pas.
- Meublé non classé — le cas le plus courant : 5 % du prix de la nuitée hors taxes, par personne, dans la limite de 5,39 € par nuit et par personne ;
- meublé classé, par personne et par nuit : 0,88 € pour une étoile, 1,10 € pour deux, 1,87 € pour trois, 2,86 € pour quatre, 3,96 € pour cinq.
Ces montants comprennent la taxe additionnelle de 10 % perçue par la Métropole. Vous verrez parfois le plafond annoncé à 4,90 € : c'est le même chiffre sans cette part additionnelle.
Les tarifs sont revotés chaque année, à l'automne, pour l'année suivante. Avant de régler votre trimestre, un coup d'œil au barème en cours sur le portail de la Métropole évite une erreur de bonne foi.
Faut-il faire classer son meublé
Le classement fige la taxe à un montant par personne et par nuit, au lieu d'un pourcentage. Pour un trois étoiles, 1,87 € : la bascule se situe autour de 37 € hors taxes par personne et par nuit. En dessous, le pourcentage coûte moins cher ; au-dessus, le classement.
Ce n'est qu'un élément parmi d'autres : le classement joue aussi sur votre fiscalité et sur la manière dont votre annonce est lue. Mais c'est celui qui se calcule en trente secondes.
Qui en est exonéré
- les mineurs de moins de dix-huit ans ;
- les titulaires d'un contrat saisonnier employés dans la Métropole ;
- les personnes en hébergement d'urgence ou en relogement temporaire ;
- les personnes logées pour moins d'un euro la nuit.
L'exonération se justifie : gardez la trace du motif, il figure dans l'état récapitulatif.
Ce que la plateforme fait à votre place
Quand la plateforme encaisse le paiement du voyageur — c'est le cas d'Airbnb pour un loueur non professionnel — elle collecte la taxe et la reverse directement à la Métropole, deux fois par an.
Restent à votre charge :
- les réservations prises en direct, par téléphone, par e-mail ou par virement : à déclarer et à reverser vous-même ;
- l'état récapitulatif de vos nuitées : dates, nombre de personnes, nombre de nuits, prix de la nuitée, taxe perçue, motifs d'exonération ;
- l'affichage du tarif dans le logement ;
- votre numéro d'enregistrement, qui relève lui de la Ville : voyez notre guide.
Quand déclarer
La déclaration est trimestrielle, au plus tard le 20 du mois qui suit la fin du trimestre : 20 avril, 20 juillet, 20 octobre, 20 janvier. L'avis de sommes à payer arrive ensuite, réglable sous trente jours.
Le portail accepte une déclaration à zéro : un trimestre sans location se déclare quand même.
Ce que l'on risque
- déclaration non faite : de 750 € à 12 500 € ;
- omission ou inexactitude : 150 € par erreur ;
- taxe non perçue auprès du voyageur, ou perçue et non reversée : de 750 € à 2 500 €.
En amont des sanctions, la Métropole peut taxer d'office après une mise en demeure restée sans réponse pendant trente jours, avec des intérêts de retard.
Ce guide donne des repères généraux. Il ne remplace pas un conseil juridique, et ce que la loi impose à celui qui loue reste de la responsabilité du propriétaire.